Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 10:45

 

Dévoilée d’impudeur

Face à la mer je rêve

De tenir encore la barre douce et chaude

D’un voilier.

Puis d’entrouvrir l’écoutille de ma goélette,

Vers mystérieuses profondeurs. 

Par inpartibus - Publié dans : Nounedeb
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 20:38

 

 

Il dit souvent

« faut qu’j’arrête de fumer »

« Tu crois qu’elle va comment, Maman ? »

« J’peux plus bander, mais j’peux aimer »

« J’voudrais avoir mon propre appartement »

 

Norbert, c’est vraiment un type extraordinaire

Avant, Norbert, c’était…

 

Une rock-star, Jésus, un ancien moine Shaolin

Il a pu boire jusqu’à quinze litres d’eau par jour

Vivre des mois dans une pièce minuscule

Se réveiller sur un matelas en flammes

Sortir promener son gros nounours en peluche

Se cuisiner des pâtes au yaourt à la fraise

Aborder des rois mages au marché de Noël

En leur disant « je suis celui que vous cherchez »

 

Il dit souvent

« ch’suis trop shooté par mes cachets »

« Mais faut comprendre ma prison de solitude »

« Je crois qu’je vais aller m’coucher »

« Je dois reprendre mes études »

 

Norbert, c’est vraiment un type extraordinaire

Avant, Norbert, c’était…

 

La religion dont il est seul adepte

Les treize voix qui braillent en permanence

Les cent commandements des tâches quotidiennes

Dont, quand même, Jésus, Bruce Lee, Kurt Cobain

Et lui-même, dans dix ans, qui dit souvent

 

« Tout ira bien, pas d’inquiétude »

« T’auras une femme et des enfants »

« Tu vas reprendre tes études »

« T’auras ton propre appartement »

 

Norbert, c’est vraiment un type extraordinaire

Avant Norbert, c’était…

 

Par inpartibus - Publié dans : Perrin Langda
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 16:52

 

 

Il se terre sous notre voix

Il marche à côté de notre ombre

On le voit lorsqu'on sommeil

C'est lui qui rit lorsque l'on pleure

Toujours à baisser notre bras

Lorsqu'on le lève

Mais lui aussi à peur de mourir

Il agit à l'exacte mesure

Pour nous faire chier

Par inpartibus - Publié dans : Arnold Kalambani
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 07:51

 

Quand mordra

L’orque

De la passion morte,

On déposera le torque,

Plus de joug à son cou.

Torquemada ! Torquemada !

Criera le peintre dada

Mais dalit fada.

La couche sera un vaste champ

Ouvert à la folie.

On brandira le torque ardent

A tous les vents.

Par inpartibus - Publié dans : Nounedeb
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 10:29

Sur tes sueurs en corps, j’aurais moi aussi tempêté et rêvé si fort

tes suints, tes ors
aux collines aimées que tu prêtais aux hommes aimables aux paysages encombrés
Ces frissons de doigts, j’aurais rêvé là où tes bas blancs à ton sexe parlaient
Sous chaque toit, les mains d’hommes perlaient, se défaisant, te diamantant

Tes jambes furent alors mes Loire à moi à boire
Tes fumées Tes innocences Tes moires

Tes bas clairs faisaient comme feuilles au vol
Un mot d’ombrage dans les fragments d’ombres
Les soirs à l’heure des repos
On souhaitait épousseter ces taches scintillantes sur tes jambes à clé
Les ombres les ombres que lançaient tes sexes désirés, comme des clairs-obscurs
de cinéma noir et blanc, des traces de main, mais là tes bas blancs
et humant ton sexe blanc comme une grande marguerite

je bus donc au creux de ces deux bas blancs, un lait blanc comme une aube claire, dans une forêt sombre où l’eau coule dans ma bouche
grand plaisir sage des assoiffés sévères

Tu lançais tes jambes comme des tiges électriques
Comme deux sexes supplémentaires sous tes jupes claires
Les hommes rêvaient de te posséder, mains posées aux élastiques
Cela ferait rivière sous ta robe calmement claire
Rouge ce jour comme un feu et ambre
Attirail sexué comme tu tournes et danses

Quand tu tournes et danses
Au creux de ces chemins-là
C’étaient des promesses de l’enfance
Les jambes de ma mère
dont je rêvais enfant
Des traverses embaumées par les lilas
Des sourires aux mains tendues intenses

Et puis comme l’or fane
Un soir, la musique manque
Et les courts silences pavanent
Quand de toi tout manque

J’ai dans mes souvenances
Tes deux jambes blanches
A leur jonction la stance
Que scandaient tes hanches

Par inpartibus - Publié dans : frenchpeterpan the famous
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